TALES OF SYMPHONIA

Plate-forme Gamecube (PAL)
Genre RPG
Editeur Nintendo
Développeur Namco
Date de sortie 29 août 2003 (JP)
Texte 20004 caractères
Captures 15

 

 

 

 

 

 

 

 

S’il y a bien deux séries de RPG inextricablement liées, c’est bien celles des Tales of de Namco et de Star Ocean d’Enix. Une relation qui n’est pas étonnante lorsqu’on sait que derrière le premier volet, Tales of Phantasia, se cache la société Wolf Team, devenue Tri-Ace par la suite, qui est également à l’origine de Star Ocean. Les similitudes se remarquent immanquablement dans l’orientation des combats, où le temps réel et le dynamisme sont les pierres angulaires de l’édifice. Faire un parallèle entre ces deux séries semble naturel, d’autant que les nouvelles itérations de ces titres, marquant le passage franc et clair à la 3D, sont sorti la même année, mais sur des consoles différentes. Ainsi la PlayStation 2 a eu droit à Star Ocean Till the End of Time, très attendu car la série a toujours jouit d’une remarquable qualité de conception.

Si Star Ocean ne compte que peu d’épisodes (quatre à ce jour, en comptant le méconnu Star Ocean Blue Sphere sur Gameboy Color), la série des Tales of est devenue le fer de lance de Namco en matière de RPG, la série phare de la société, et de nombreux épisodes se sont succédés jusqu’à la création d’un studio entièrement dévouée à la série au sein du grand groupe nippon, le très justement nommé studio Tales of. Démarré en 1994 sur SNES avec Tales of Phantasia, puis avec Tales of Destiny et Tales of Eternia, tous deux sur PlayStation, la série s’est enrichie de spin off, Tales of the World sur Gameboy Advance avant de revenir chez Sony avec un surprenant Tales of Destiny 2, un titre que les américains n’aurait jamais escompté, après avoir maladroitement renommé Tales of Eternia en Tales of Destiny 2, voulant faire suite au seul volet sorti là-bas jusqu’à présent. Ainsi, le Tales of Destiny 2 japonais tourne sur PlayStation 2 alors que l’américain tourne sur PlayStation première du nom. Les aléas du changement de patronyme…

Toujours est-il que Tales of Symphonia marque le retour de la série principale chez Nintendo et qu’il se trouve être le premier épisode en 3D, un passage parfois délicat pour certaine série, qui a entraîné par le passé des choix discutables (Final Fantasy X et son étouffant déroulement). En toute honnêtement, je ne croyais pas en Tales of Symphonia. Les premiers screenshots ne m’avait pas enthousiasmé du tout, loin des standards techniques actuels avec un cel-shading trop prononcé pour être honnête. Je me disais qu’il ne s’agissait probablement que d’un titre bouche trou, en marge de la série principale, que Namco ne daignera pas faire tant d’effort pour une machine si peu porteuse dans le domaine. Et pourtant, quelques vidéos de combat plus loin, l’attente d’une version traduite est devenue insoutenable. Remercions Nintendo d’avoir eu l’intelligence de localiser ce titre de qualité, avec le soin caractéristique de la marque pour les traductions. Remercions Nintendo d’avoir mis à disposition l’un des meilleurs RPG de cette génération.

The Beautiful World (Ai Maeda)
Ce que propose Tales of Symphonia n’est ni plus ni moins que le Grand Voyage. Contrées lointaines peuplées de créatures et de légendes, paysages aussi enchanteurs que dépaysants, une aventure hors du commun à capable de scotcher le joueur des heures durant. Une bonne introduction en dessin animé, griffeé du prestigieux studio I.G., bien connu des amateurs d’animation nippone, une petite mélodie bien douce accompagnant un paysage bucolique, Tales of Symphonia est chatoyant, il parvient à capter l’attention du joueur dès les premiers instants.

Les premières minutes permettent de se familiariser avec le style graphique et l’ambiance du titre. Sans aucune débauche technique, les lieux sont très plaisant et le style graphique très agréable à l’œil. Les screenshots ne rendaient définitivement pas justice à la qualité graphique du titre, qui tire sa puissance de sa simplicité (à l’inverse d’un Final Fantasy où le regard se perd dans les milliers de détails des somptueux décors) et de son bon goût. La magie est là, simple mais palpable. C’est de cette simplicité maîtrisée que naît le côté enchanteur, le manque de contour, le côté un peu flou des décors sans fioritures et finalement très agréable. Calmes et paisibles, Tales of Symphonia est aussi simple que cohérent.

L’autre point qui soulage est sans contexte la gestion des caméras qui réussi un véritable tour de force : passer inaperçu. Alors que l’on garde en tête les rails monolithiques d’un Final Fantasy où il n’y avait pas de salut hors du chemin principal, alors que Star Ocean 3 brillait par son contrôle libre et ouvert, Tales of Symphonia prend le meilleur des deux et excelle dans le domaine. De Final Fantasy X il garde le côté automatique, le joueur n’a pas la main sur la caméra, un effort en moins. Pourtant, les caméras sont bien mieux placés, donnent une bien meilleure ouverture, à la manière de Star Ocean 3.A aucun moment, on ne regrette l’absence de main mise sur cette caméra. De petits mouvements très agréables viennent adoucir les pentes, mettre en valeur certains aspects architecturaux, avec le plus grand naturel du monde. Tales of Symphonia est assez bluffant car il conserve le charme des jeux en 2D, avec la force des mouvements de l’image d’un jeu 3D. Lorsque l’on n’avance pas, un coup d’œil sur le décor ferait croire à de la 2D. Quelques pas plus loin, un mouvement de caméra aussi simple qu’harmonieux vous dévoile le décor. A aucun moment, la caméra ne montrera pas ce qu’il faut montrer. A aucun moment on ne s’offusquera de ne pas la contrôler. La puissance de l’évidence comme diraient certains. Pourtant gérer les caméras de cette manière n’a rien d’évident et le plus grand génie de cette caméra est de faire oublier tout en étant présente. C’est souple, ouvert, aéré et forcément agréable.

A côté de cela, les petites mélodies douces de Motoi Sakuraba viennent parfois le tableau idyllique. Pas aussi poignantes ni grandiloquentes que dans un Star Ocean 3, il s’agit simplement de belles musiques d’ambiance, parfaitement adaptée au titre. Ce n’est pas que Motoi Sakuraba soit en petite forme, c’est que sa musique correspond simplement au titre.

Tales of Symphonia ne se veut pas la grande aventure épique et dramatique que représente Star Ocean 3, mais un jeu dont les débuts rappellent les aventures les plus simples sur consoles 16 bits, comme Lunar The Silver Star. Ainsi, le doute plane longtemps sur le scénario. La petite quête héroïque avec quatre sceaux à libérer de base ? Mais n’y a-t-il pas déjà des indices qui annoncent une extraordinaire aventure aux thèmes plus profonds ? Grandia ou Xenogears ? En guise de réponse, je dirais simplement que Tales of Symphonia est allé au-delà de mes espérances. Les premières heures ne font que masquer habillement le développement d’un scénario de grande envergure, où le thème fort est la discrimination. Jouant le rôle d’un miroir de nos sociétés, se masquant sous le couvert de l’Heroic Fantasy, Tales of Symphonia est simplement puissant.

Non seulement Tales of Symphonia part sur des chemins dangereux et avec un thème pas nécessairement traité en tant que thème principal dans le jeu vidéo, mais il le fait sans étalage inutile, sans avoir l’air moralisateur, montrant surtout un état de fait et les efforts de nos héros pour changer ce monde, sachant que la quête est en réalité tout autre. Pas de déballages philosophiques, pas de thèmes ou de personnages censées être au-dessus de l’être humain. On pense ce que l’on veut de cet aspect mais j’aurais tendance à les trouver lassants et finalement moins fins que des thèmes exposés en filigrane. Des démonstrations de connaissance où le côté démonstration peut parfois prendre le pas sur le sens réel ou sur la construction du scénario. Ici, on plonge au cœur de l’être humain, de ses émotions et de ses contradictions. La brochette de personnage est épatante, avec une variété qui permet d’insérer de nombreux thèmes, parfois traités de manière classique, d’autre moins. La structure scénaristique est très bien menée, avec des événements disposés régulièrement.

Comme dans de nombreux jeux depuis Final Fantasy VI, chaque personnage aura droit à son propre développement, mettant en relief ses démons. Tout n’est pas blanc, ni noir, mais une infini variété de nuances de gris. La naïveté touchante de l’héroïne au nom indicible, la fougue d’un héros qui finalement se cherche, les pérégrinations de membres d’une race considérée comme inférieure... Un thème qui revient souvent et nous remémore notre histoire. Combien de fois des personnages seront traités de races inférieures au cours du jeu ? Assez pour faire de la discrimination un thème central de Tales of Symphonia, loin d’être le seul soit dit en passant. Toujours le thème de la religion instaurée (ou non) pour contrôler les masses, thème cher à Breath of Fire 2 ou Xenogears.

De ce maelström de facettes humaines, l’aventure progresse à un rythme très satisfaisant. Une quête longue qui s’étale sur de très nombreux lieux (Star Ocean faillit à cette tâche). L’avancée n’est jamais chiante, il se passe régulièrement des événements qui viennent relancer le scénario. De ce point de vue, Tales of Symphonia est admirablement construit. De plus la progression est vraiment naturelle, il suffit de bien écouter pour toujours savoir où aller, il n’y a pas de contraintes vieillottes du style « parler à tout le monde pour faire avancer ». D’ailleurs les dialogues ne sont pas trop lourds, les personnages tirent rapidement des conclusions de certains faits, en même temps que le joueur, ce qui donne du rythme au scénario qui avance sans se traîner. Un effort a vraiment été fait à ce niveau et même si les informations fournies au joueur lui permettent d’avoir un métro d’avance, les personnages le rattrapent vite. L’écueil de faire la moitié du jeu pour enfin avoir droit à son bout d’histoire jeté à la gueule est remarquablement évité et les retournements de situation sont très nombreux, certains prévisibles, d’autres nettement moins. En résumé, la progression dans Tales of Symphonia est un exploit d’une rare maîtrise, seuls les premières heures peuvent laisser planer le doute, mais rien d’aussi perturbant que dans un Star Ocean 3…

Touchant, attachant, simple et finalement profond, Tales of Symphonia a beau retracé un voyage déjà vécu mille fois en apparence, il s’approprie tout pour en faire un superbe condensé, en conservant des points qui le rendent unique.

Fight, Fight, Fight ! (with a Sword)
Tales of Symphonia est définitivement bien pensé. Sur toute la ligne, on sent qu’il y a de la réflexion derrière, que l’équipe et le game designer a du y laisser quelques neurones pour éviter l’intégralité des écueils du genre. L’un des points toujours essentiel des RPG, on ne le répétera jamais assez, demeure dans les combats.

Les Tales of comme leurs cousins Star Ocean ont opté pour le temps réel et le dynamisme. La tendance à ne contrôler qu’un personnage tout en gérant les alliés. Les dernières versions des systèmes de combat de ses deux séries témoignent d’une chose : le rapprochement vers les concepts du jeu de combat. On parle de « Counter », on parle de « Combo » et de « Cancel ». Sur le terrain, c’est le déluge visuel et le joueur a bien assez de suivre seulement les actions de son personnage. Même si l’on peut changer les modes de contrôle des autres (Auto, Semi Auto et Manual), il vaut mieux opter pour un Semi-Auto et les autres en Auto, pour s’éclater au maximum. Très franchement, le système de combat est riche et exaltant, encore meilleur que celui de Star Ocean 3 qui faisait déjà très fort. Très dynamique, il s’agit de l’un des meilleurs systèmes de combat, très proche de celui de Star Ocean 3 mais avec quatre personnages et sans les excès de ce dernier. Les possibilités sont nombreux, il est possible d'enchaîner ses attaques spéciales, de réaliser des attaques à plusieurs personnes,d e charger des sorts, de mettre au point des combos de folie. L'IA, sans être parfaite, réagit nettement mieux que dans Star Ocean 3, pour rester dans la comparaison.

En plus, des bonus viennent prendre en compte les actions du joueur (styles) pour récompenser avec de l’expérience supplémentaire ou des objets rares. Une manière très intéressante de récompenser les efforts du joueur, de l’inciter à faire des combos, à finir les combats rapidement etc…Un système de classe de personnage à découvrir permet de faire évoluer ses personnages différemment en attribuant des points à des caractéristiques différentes selon la classe choisie au moment du level up. C’est classe sont obtenus aussi bien dans le gameplay (à certains niveaux) que dans le scénario (au cours de la progression, après un événement…). Une petite idée sympathique qui ne coûte pas grand-chose et qui marche très bien.

Ajoutons les dialogues entre les persos venant commenter certains événements, donner des clés sur les personnalités des personnages ou répondre à des questions laissées en suspens dans le scénario, les nombreux items, tout le côté customisation des personnages, le système de cuisine (déjà vu dans Star Ocean mais autrement) et vous aurez aisément compris que Tales of Symphonia remplit parfaitement son office. Il y a quoi faire, du temps à passer pour optimiser ses personnages et se défouler dans les combats très bourrins, mais très excitants.

Angel Falls First / Elven Path (Nightwish)
Tales of Symphonia cumule un nombre effarant de bonnes idées, aussi bien dans le game design que dans le scénario. Les Pactes avec les esprits par exemple, sont franchement excellent. Bien que linéaire, une liberté de déplacement appréciable et quelques choix offert au joueur sur l’ordre du déroulement rompent avec la linéarité excessive de certains titres. Dès qu’il y a une possibilité de choix pour le choisir, les concepteurs ont ouvert leur titre. Ainsi, il est tout à fait capable de parcourir la carte en sens inverse, au risque de se retrouver en face de monstres très costauds ! Une ouverture qui est tout sauf le fait du hasard et qui comblera ceux qui ont terminé une fois le jeu.

La progression dramatique, l’aventure simplette au début qui prend progressivement de la consistance, des thèmes plus sérieux et des retournements de situation vraiment impressionnants, voilà de quoi contenter les amateurs, même si l’on en attend pas moins d’un RPG de cette trempe, aussi bien fini. Il y a énormément de monstres différents (à scanner bien sûr), même si les inévitables clones de couleurs sont utilisés. Il y a toujours tout un tas de petits trucs qui augmentent l’intérêt du jeu. Même après avoir fait des tonnes de RPG, la sauce reprend de plus belle avec ce jeu. Les clichés et les lieux communs ont beau être de la partie, le résultat est vraiment savoureux.

Tout est très confortable, notamment l’interface. Certains dialogues sont parlés mais bien découpés, ce qui évite le problème de FFX, des dialogues interminables que l’on ne peut pas accélérer. Une petite icône s’affiche délicatement lorsqu’on peut passer un texte. Un souçi de confort pour le joueur vraiment appréciable. Une bonne masse d’information est affichée dans les combats, comme la somme des combos, les effets de certains coups (contre, coups aériens…). On trouve même un affichage du temps passé sur la partie avec le temps de jeu de la session actuelle. Le même souçi se retrouve jusque dans les villages où il faut appuyer sur un bouton pour entrer et sortir, ce qui évite les manœuvres hasardeuses habituelles. C’est le genre de détails qui montrent que Tales of Symphonia est mûrement réfléchit et a fait l’objet d’un soin tout particulier, d’un véritable polissage. L’interface ne souffre d’aucun défaut, on peut s’équiper de plusieurs manière, même en regardant la description d’une arme. Combien de RPG ont réussi à obtenir une interface si complète et si fonctionnelle ?

Les graphismes sont superbes, notamment dans les combats, avec des décors vraiment beaux. Bien que la modélisation ne soit pas du haut niveau, les personnages semblent sorti d’un dessin animé (dommage qu’ils aient tendance à être flou à une certaine distance). Les donjons ne sont jamais lourdingues, toujours à la bonne taille, pas trop complexe mais avec un minimum syndical de réflexion. Peu de passages sont vraiment chiants.

La présence d’un synopsis permet de relire l’histoire et toujours savoir où il faut aller, en indiquant en plus les lieux où se sont déroulé l’événement et le niveau du joueur à ce moment là ! Combien de jeux ont été si loin pour le confort du joueur ? C’est vraiment très utile si l’on veut jouer sur une longue période ou si l’on a simplement oublié sa quête principale. Encore une preuve du soin apporté par les développeurs au confort du joueur, ça fait vraiment plaisir. Le joueur est bichonné à tous les instants, aucun risque de frustration.

Conclusion
Tales of Symphonia marque la maturité de la série Tales Of, et s’inscrit aux côtés des plus grands RPG de cette génération. Un titre vraiment très riche, extrêmement bien fait à tous les niveaux : combats, interface, personnalisation des personnages. Quasiment toutes les écueils classiques du RPG japonais sont évitées (personnages obsolètes, impossibilité de revenir en arrière…).

Le scénario est vraiment puissant, avec des thèmes profonds et de nombreuses révélations. Les coups de théâtre s’enchaînent laissant entrevoir un univers infiniment plus complexe que ce que laissaient présager les premières heures de jeu. Véritable hymne à la tolérance, au respect de l’autre, Tales of Symphonia est un RPG comme il n’en existe plus. D’une richesse insoupçonnée, le titre de Namco est bourré de ressources. Par ailleurs, un soin phénoménal a été fait pour faciliter la tâche du joueur.

A ma grande surprise, Tales of Symphonia se révèle être un véritable bijou, l’un des meilleurs RPG de cette génération de console. Même si quelques passages sont chiants, il fourmille de bonnes idées dans la conception des niveaux et dans le game design. Outre une bonne durée de vie, entre quarante et cinquante heures très bien remplies, il dispose d’un système de Replay Value très intéressant qui permet de « racheter » certaines choses de votre partie précédente, en fonction des points que vous avez cumulés.

On notera quelques références sympathiques : au film Titanic et même Final Fantasy 7 (il parait qu’il y a une jolie marchande de fleur dans un bidonville). Dragon Ball Z y passe également avec les capsules et la remarque de Raine « Pourquoi ai-je l’impression d’avoir déjà vu ça quelque part » ou même un « You shall not pass » digne de Gandalf dans la version cinématographique du Seigneur des anneaux. De toutes petites références amusantes glissées par ci par là.

On espère de tout cœur que Tales of Rebirth, presque du même acabit mais sur PlayStation 2, aura les honneurs d’une version française. Sans atteindre la quantité de RPG disponible sur PlayStation 2, la Gamecube se dote d’une bonne seconde place, avec quelques prestations à retenir dans le genre : Phantasy Star Online 1 & 2, Final Fantasy Crystal Chronicles, Skies of Arcadia Legends et désormais Tales of Symphonia, qui sera suivi de Baten Kaitos en Avril. Pour l’heure, Tales of Symphonia est une réussite totale et d’un des meilleurs RPG disponible sur le marché français. Franchement dubitatif, je suis tombé complètement sous le charme de ce RPG et ce que j’attendais comme un petit RPG sympathique s’est révélé être mon RPG préféré sur cette génération de console, bien meilleur que les Star Wars KOTOR ou autres Final Fantasy X. Alors que Squaresoft ne propose pas des titres aussi puissants que sur PlayStation, alors que Star Ocean 3, de toute sa réussite, déçoit sur certains points, que Dragon Quest 8 reste toujours excessivement traditionnel, Namco explose enfin et le premier volet de Tales of Symphonia en 3D est une admirable réussite. J'ai pris un plaisir que je n'avais pas ressenti depuis des années sur Tales of Symphonia et j'ai jamais vu un RPG aussi abouti à tous les niveaux. Un jeu magnifique et magique.

Yan Fanel, février 2005

Les points forts
Les points faibles
- Un jeu pensé dans les moindres détails
- Le nom de l'héroïne
- Une aventure rythmée, dense et longue (sans compter la Replay Value...)
 
- Une réalisation de qualité (décors, musiques, animations fluides)
 
- Les combats qui ont la patate  
- La 3D qui conserve le charme de la 2D  
- Les nombreuses thématiques  
- Le scénario (si si, vraiment)